mercredi 24 avril 2019

Corrida d'Alès et jurisprudence




La corrida d'Albaserrada du 7 mai 1989 d'Alès fut importante à plus d'un titre.

Qu'elle ait pu avoir lieu après de nombreuses péripéties a clairement marqué l'attachement des alésiens à la corrida. Passion qui dure depuis trente ans!

Paseo devant des gradins pleins.
Milian, Carretero et Palomar.

Le combat fut âpre dans l'arène ... mais aussi dans les tribunaux.

Sept entités "animalistes", de la plus farfelue à la plus sérieuse, avaient voulu profiter de l'intérruption des spectacles tauromachiques à Alès pour porter plainte contre Richard Milian un des matadors ayant participé (et triomphé) à cette course historique et Jean Thérond le Président de l'Union Taurine Alésienne, organisatrice de l'événement. Les deux autres matadors n'étant pas inquiétés pour ne pas résider en France.

Les associations plaignantes étaient :

* la société protectrice des animaux
* la brigade de défense animale et humanitaire (relais de bêtes martyres)
* l'œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs
* l'association catholique pour le respect de la création animale
* la ligue antivivisectionniste de France (défense des animaux martyrs)
* la ligue française contre la vivisection et l'expérimentation animale
* la ligue française des droits de l'animal

Les inculpés étaient poursuivis pour "cruauté envers animal domestique apprivoisé ou tenu en captivité, faits prévus et punis par l'article 453 du code pénal". Cet énoncé peut prêter à rire de nos jours, mais une décision contraire aux intérêts tauromachiques aurait pu être catastrophique pour la survie de la corrida.

Le 23 mars 1990, le tribunal de Grande Instance d'Alès composé des juges Avon, Cayrol et Commenge requit la relaxe des prévenus sur le fondement de l'immunité visée à l'alinéa 2 de l'article 453. Le fameux et ô combien précieux alinéa 2 ...

« la présente loi n'est pas applicable aux courses de taureaux lorsqu'une tradition ininterrompue peut être évoquée «

L'argumentaire des juges, basé sur l'existence de la tradition du taureau à Alès est remarquable. Ce verdict est d'ailleurs encore utilisé aujourd'hui marquant jurisprudence pour des cas similaires.


L'argumentaire des juges
est remarquable!

lundi 15 avril 2019

La cochenille attaque la "chumbera"


Les fidèles de Mirandilla sont habitués à admirer les épaisses haies de figuiers de barbarie ("la chumbera" en Andalousie) qui servent de barrières naturelles pour les taureaux. Ces derniers temps ils ont pu s'étonner d'observer que certaines de ces clôtures se trouvaient dans un piètre état.

La chumbera se meurt ...


L'Opuntia ficus indica est malade! Il est attaqué par la Cochenille dactylopius coccus.

La cochinille à carapace
La femelle adulte de l'insecte, immobile, utilise la feuille du figuier pour sa fécondation et se protège des autres insectes d'une cire poudreuse qui lui sert de nid. Si vous grattez cette matière duveteuse, vous écrasez les chrysalides des cochenilles. Une substance pourpre apparaît. C'est le célèbre colorant E-120, le CARMIN. Scientifiquement, il est composé d'acide carminique qui est source de pigments bétalaïnes. En suçant sa sève les chenilles tuent la plante.

La cire poudreuse de protection
Le carmin!

Avant l'arrivée des espagnols, les Incas utilisaient ce fléau pour colorer les vétements et décorer les poteries.

Originaire du Méxique

Aujourd'hui, on s'en sert pour l'élaboration de vernis à ongles, de rouges à lèvres et de fards à joues. C'est aussi la substance qui donne la couleur rosée aux saucisses de Francfort ainsi qu'à d'autres charcuteries, à des yaourts, des sodas, des taramas, des bonbons, ... Le carmin est à la base de la coloration de préparations microscopiques et très présent pour la coloration de médicaments.

Avec un tel poids économique avec comme acteurs les industries alimentaire, pharmaceutique et cosmétique, qui peut se soucier de mettre en péril un réel patrimoine écologique de la dehesa et de détruire une protection sécuritaire fondamentale?...



jeudi 11 avril 2019

Vu aujourd'hui à Mirandilla



























Les taureaux d'Albaserrada apprécient le confort de la paille ...

mardi 2 avril 2019

Journées Feria de Séville chez Albaserrada


Comme chaque année, la ganadería Albaserrada propose aux aficionados français présents pour la féria de Séville de participer à des Journées d'immersion dans le quotidien d'un élevage de taureaux de combat.


Le programme sera le suivant : 

* accueil par le Mayoral de la ganadería
* introduction à l'histoire de la famille Albaserrada
* visite des installations de la finca (arènes, salle de trophées, musée taurin, cerca de los franceses, écuries, ...)
* visite des parcs à taureaux en remorques
* tentadero de 2 vaches
* apéritif
* déjeuner

Horaires : de 10h00 à 16h00
Tarif :100 €/personne
Dates proposées : samedi 4 mai et samedi 11 mai
Un bus assurera le transfert depuis Séville le 4 mai (tarif 15 €)

Pour de plus amples renseignements ou vous inscrire :


vendredi 29 mars 2019

Le Mayoral bien protégé


Le Consul Général de France à Séville, Didier Maze et sa famille, ainsi que le Lieutenant Colonel Bruno Guillard, Officier de liaison France-Espagne, ont découvert l'élevage Albaserrada aujourd'hui.

Le moins que l'on puisse dire c'est que notre Mayoral était en sécurité ...

Notre Mayoral entouré du Consul 
Général et du Lieutenant-Colonel

Le hasard a voulu que ce militaire, originaire du Gard et plus précisement de Laudun, rencontre à Mirandilla Pierre Pappalardo et ses amis, tous bons représentants des Côtes du Rhône ...

Ces derniers ont d'ailleurs offert à Maruchi la ganadera un tablier et des breuvages typiques de l'appellation!

Maruchi heureuse 
avec un Laudun 2003

Les amis de Pappalardo, la famille du Consul 
et le militaire Bruno Guillard 
avec Maruchi et Fabrice

dimanche 17 mars 2019

Tache et Chacha s'en sont allés ... ensemble


Natalia, Arlette et Chacha à Mirandilla.
Heureux!

C'est ensemble, comme ils l'ont fait toute leur vie, qu'ils s'en sont allés.

L'un plus présent, plus exubérant, René, l'autre plus effacée mais ô combien présente, Natalia ...

"Tache" et "Chacha" ont lidié leur dernier taureau, comme ils l'ont toujours fait : franchement, sans esquive, sans compromission, ... en BRAVES!

Chacha est le père, le grand-père de nombreuses générations d'aficionados. Je fais parti de ces veinards. Il nous a montré le chemin de l'authenticité, du respect du taureau, de la vérité, de la pureté, de l'intégrité. Il nous disait qu'il nous plaignait car il savait qu'il mourrait avec la corrida mais qu'il n'était pas certain que nous en ferions de même ...
A nous de lui donner tort et de sauver la tauromachie qu'il a toujours défendue!

Il fut le premier, lorsque je commençais à m'intéresser à la corrida, à me parler de campo, de vaches, de veaux, de vachers, de mayorals, ... C'est grâce à lui que je suis passé du spectateur docile à l'aficionado exigeant. C'est surtout lui qui m'a donné l'envie d'aller voir ce qui se passait dans ce campo si mystérieux. Si aujourd'hui mon sacerdoce est devenu le TORO au quotidien, c'est à lui que je le dois. Remerciements éternels.

Comme un professeur adoube un élève il a toujours encouragé mon parcours à Mirandilla. Sa dernière sortie au campo fut à Gerena en 2014 et sa dernière corrida comme spectateur fut celle d'Albaserrada en 2016 à Aignan.

Casquettes de Mayorals

Outre son souvenir, immortel, il sera présent physiquement à Mirandilla pour de nombreuses années avec un taureau de sang Pedrajas, testé et approuvé qui est devenu semental.

Présent lors de ce test, après un tercio de piques très émouvant, je revois René venir vers moi, les larmes aux yeux me confesser : quel taureau! Immédiatement bâptisé Chacha, ce reproducteur fera perdurer l'âme de notre Maître sur les prairies des taureaux braves ...

La couronne du Maître ...

Pensées de taureaux

Chacha à la pique

Chacha devenu semental, le regard altier.