lundi 22 août 2016

Puerta Grande para los 2 novilleros con los "Albaserradas"


Reseña y fotos de Rogelio Burnao para "www.novilladassin.com" :
El palco se sumó a la fiesta que había en la plaza a la hora de conceder algunas orejas. De todas formas los jóvenes lo dieron todo y esta actitud la premió la presidencia.

Nos volvió a gustar Andrades, en pocos días lo hemos visto varias veces y sigue su marcha de darlo todo. Con las banderillas estuvo muy bien en su primer oponente. Y con la muleta dio muletazos de calidad, sobre todo con la diestra en sus dos oponentes sobre todo en su primero. Un pero.. hay que dejar de ser tan ratonero por momentos... No lo necesita porque tiene valor y sabe torear.



Samuel Ortiz, bien en su primer oponente con un toreo intentando hacerlo bien y bonito, nos gustaron algunos pasajes, pero no acabó de acoplarse del todo en ninguno de sus dos oponentes, cosas sueltas interesantes, por momentos lo vimos como desconfiado en sus posibilidades. De todas formas bien en términos generales los dos novilleros.
¡Pero ojo pueden y deben dar más de sí!
Actuó de sobresaliente Ernesto Marin siempre en su sitio.
Al final del festejo salieron a hombros los dos actuantes.
Plaza de Toros de Cogollos de Guadix, alrededor de media plaza en tarde de buena temperatura.
Ganadería de Marqués de Albaserrada, bien presentados y de bonitas láminas
1º, bravo y bueno pero con un sólo pitón, el derecho
2º, manejable en bueno pero con alguna tecla
3º, complicado pero con cositas buenas.
4º, con cositas buenas pero con teclas.
  • Samuel Ortiz, dos orejas y oreja
  • Miguel Andrades, dos orejas y oreja

vendredi 19 août 2016

Novillada d'Albaserrada à Cogollos de Guadix

La temporada des Albaserrada reprend enfin après la course inaugurale d'Aignan du mois de mars dernier.

C'est une novillade sans picadors (taureaux de 2 ans) qui sera combattue à Cogollos de Guadix (province de Grenade) dimanche prochain 21 août.

Pour l'anecdote, remarquez l'erreur d'imprimerie qui annonce AlbaCerrada au lieu d'AlbaSerrada!

A noter aussi que "El Gitano Rubio" est français. Il s'agit en fait de Tristan Barralé, dit "El Diego" ou "Gitano Blanco" (autre erreur d'imprimerie). Originaire de montpellier, il est installé professionnellement au Portugal. 

Il avait fait sa présentation en piquée en 2012 à Saint-Gilles face à des ... Albaserrada!

"Gitano Blanco" face à un Albaserrada
â Saint-Gilles en 2012

dimanche 14 août 2016

Claire, l'archiviste de Mirandilla


Claire Laurenzio entourée des
affiches d'Albaserrada
























Claire Laurenzio, une fidèle de Mirandilla depuis des années vient de passer quelques jours à la finca ce mois-ci. Le Mayoral lui avait confié une mission bien précise : trouver, ordonnancer, enregistrer et classer les affiches "papiers" des spectacles taurins des Marquis d'Albaserrada.

De la plus ancienne de 1887 à San Sebastian à la toute dernière de 2016 d'Aignan, ce sont finalement près de cinq cents documents qui ont été ainsi dépoussiérés!

Véritable mémoire historique de l'élevage, ce minutieux travail était indispensable et a demandé une grande patience, un évident sens de l'ordre et surtout ce qui guide notre afición "a los toros" : la passion. Et tout ça sur son temps de vacances ...

Merci et bravo Claire!

vendredi 5 août 2016

L'adultérin de Mirandilla


Bravita et son veau "adultérin"

Surprise pour le mayoral. La vache nº 498, Bravita, vient de mettre bas. Surprise? Rien de bien exceptionnel pourtant pour une vache dite "de ventre" dont le rôle est justement de vêler.

L'étonnement vient en fait du jour de la naisance : 25 mai. En effet cette date ne correspond pas à une période de mise bas à Mirandilla.

Le calcul est facile à faire, 280 jours (10 lunes) plus tôt (août 2015), cette vache n'était pas avec son semental attitré (et aucune autre d'ailleurs sur l'élevage d'Albaserrada) puisque les taureaux qui assurent la reproduction sont retirés chaque année vers la mi-juin.

La Mayoral analyse que ce n'est pas la première fois qu'une vache est fécondée par un taureau de la ganadería (non reproducteur), qui, plus malin que les autres s'est fait la "belle" (c'est la cas de le dire) pour la retrouver.

Il n'est pas inquiet, car ce genre d'"accident génétique" fruit du hasard, existe dans tous les élevages (l'homme ne peut infiniment s'opposer à l'appel de la nature) est même bénéficiable pour le brassage des sangs.

Le problème est lorqu'il découvre le nouveau-né. Sa robe d'abord : rousse. Etonnant mais pas improbable, cette particularité existe déjà dans l'élevage, héritage de l'ancien sang "Marqués de Domecq". Par contre, c'est le morphotype de l'animal qui ne correspond pas aux "normes raciales". Très grand pour son âge, lourd, très haut sur pattes, des extrémités plus grossières, ... il ne ressemble pas à un "brave" mais plutôt à un exemplaire de race mansa (domestique).

Le Mayoral a compris. Un de ses voisins possède sur des terres mitoyennes un élevage de race Limousine! Très probable donc qu'un de ses blonds ait franchi une clôture (ou deux) pour satisfaire Bravita.

C'est donc bien d'un assemblage "hors union légitime" qu'a été conçu ce veau. Il est ce que l'on nomme vulgairement un "croisé". Non apte à la corrida, son destin ne pourra être, dans le meilleur des cas, que bœuf de travail.

Dure loi de la sélection. Salutaire pour l'amélioration de la race humaine, ici par contre, les bâtards hybrides ne peuvent prétendre au statut privilégié de Taureau de lidia!

Et dire que certains "amis des animaux", opposants acharnés à la corrida, et surtout totalement ignorants du monde rural, nient l'existence de cette race à part entière, parfaitement typée génétiquement et uniquement maintenue par et pour le combat en arène!

vendredi 29 juillet 2016

Saneamiento d'été


Chiquero "a tope".
Un gros mois est nécessaire pour réaliser l'opération de saneamiento (contrôle sanitaire) obligatoire annuel.

Ramener les malignes vaches de ventre du campo vers les corrals, utilisant soit la ruse soit la force.

Sortir de leurs enclos respectifs les mâles de différents âges.

Organiser les enclos et les différents corrals pour "stocker" le bétail, par sexe et par âges, sans qu'il se mélange.

Les corrals bien occupés ...
Prendre rendez-vous avec le très occupé véto pour molester au minimum les bêtes.

Test de la tuberculine aux cinq cents têtes de bétail, avec lecture du résultat 72 heures après et vaccination (avec rappel 21 jours après) contre le virus de la langue bleue.

Prises de sang pour détecter éventuelles Brucellose ou Leucose pour 300 animaux (mâles d'un an, bœufs, sementals, génisses d'un et deux ans, vaches de ventre).

Le véto à la prise de sang.
Ce sont finalement 1.000 passages d'animaux en couloir de contention!


Les températures élevées et la poussière rendant encore plus âpre ce dur labeur pour les vachers.

Pour le Mayoral c'est une opportunité de voir passer l'ensemble du cheptel bête par bête. Il peut contrôler, arrondir des cornes de vaches, mettre des boucles d'identification manquantes, déparasiter, traîter contre les mouches, ...

Vaches en couloir de contention.
Et quelle récompense pour lui lorsque l'administration rend son verdict : élevage propre. Aucun cas positif. Le sésame tant convoité obtenu : CARTE VERTE (libre circulation des animaux).

jeudi 7 juillet 2016

El quite del Tiguan


Moments d’émotions à Mirandilla. Une de ces journées où la frayeur a bien été présente, mais dont finalement le souvenir sera positif car le pire a été évité.  

Après une grosse bagarre dans le groupe des utreros (3 ans),  Marisquero, le nº 19 reçoit une grosse “rouste”  de ses frères. Après l’avoir sauvé d’une mort certaine en intervenant avec le tracteur, nous réussissons à le sortir de l’enclos.
Marisquero avant sa "rouste".
Photo Florent Lucas (Campos y Ruedos)
Considérant des marques de coups de cornes sur tout le corps et deux orífices sur le flanc et au niveau de l’anus, je préviens le vétérinaire. La corne droite en sang jusqu’à la base d’Hachero, le nº 10 ne m’invite pas à l’optimisme! Ce dernier a d’ailleurs déjà utilisé cette arme terrible en éliminant Nocturno  le nº 15 il y a quelques semaines (*)
La corne droite terrible d'Hachero
Photo Florent Lucas (Campos y Ruedos)





















Lorsque Pablo Osborne le vétérinaire observe le novillo couché au sol, avec des signes évidents de douleur, son diagnostic n’est pas favorable. On sait au campo que lorsqu’un taureau de combat reste au sol, c’est qu’il est vraiment mal en point …

La decision est prise d’opérer. Tracteur, remorque, et véhicules du vétérinaire et du mayoral dans l’enclos. Tir de fléchette hypodermique à la serbacanne et on s’éloigne de l’animal pour attendre l’effet anesthésique.

J’observe depuis mon véhicule, après un temps prudentiel, comment Pablo s’approche avec précaution du taureau qui somnole. Il vérifie par derrière qu’il est bien endormi en lui tapotant la cuisse.

Soudain, tout va très vite! Le taureau se lève comme un ressort, se retourne et fonce vers Pablo qui contourne son 4x4. Marisquero défonce au passage l’aile avant gauche du Toyota et poursuit son ennemi.

Le Toyota du vétérinaire après
la "caresse" de Marisquero
L’image qui s'offre à moi est angoissante : Pablo Osborne au sprint et un taureau d’Albaserrada d’origine Pedrajas (ce détail a son importance) derrière lui, qui le rejoint  inéxorablement, sans échappatoire possible pour l’homme.

Réaction alors d’assistance à personne en danger, contact, démarrage de mon 4x4 et je fonce vers le taureau, lui coupant la trajectoire. Cette action restera à jamais dans les annales de Mirandilla comme “el quite del Tiguan”. Marisquero dévie sa course, ravi d’un adversaire bien plus imposant et surtout immobile et s’en donne à cœur joie …

Le Tiguan après son quite
providentiel
Faisant marche arrière sur une cinquantaine de mètres j’éloigne le taureau qui pousse en brave mon Tiguan . L’avant est complétement détruit, mais le vétérinaire est sain et sauf!  Je me souviens alors des recommandations d’Isabel mon épouse et de mes filles me faisant  promettre de ne jamais utiliser le nouveau véhicule de la famille pour travailler au campo …

Enfin débarassé du taureau, qui s’est aussi employé sur l’arrière de mon tout-terrain (toujours la tête en bas), je retouve Pablo Osborne, son record personnel du 100 mètres pulvérisé, tapi derrière un chêne, haletant, le visage aussi blanc qu’un ensabanado (robe blanche, couleur drap) célèbre de sa famille ganadera!





“Je n’ai jamais vu ça de ma vie! Une telle dose d’anesthésie dans le sang et “embestir” de cette manière, aussi longtemps et avec autant de force … Ce n’est pas normal” me commente-t-il reprennant son souffle, observant Marisquero au loin qui nous nargue, … encore debout.

Après le temps nécessaire pour retrouver un semblant de sérénité, nous retournons vers le novillo, en tracteur cette fois, pour tenter de l’endormir à nouveau.

Vaincu par une double dose de produit anesthésiant (équivalent à 800 kilos de poids, lui qui n’en pèse que 400), Pablo opère le Tulio des deux coups de cornes et me confirme que celle de l’anus est  grave car elle est très profonde et a peut-être transpercé la paroie intestinale, ce qui déboucherait sur une péritonite mortelle.

Pablo recoud la plaie sur le flanc 
après avoir opéré le coup
de corne dans l'anus
3 jours après l’intervention, Marisquero est vivant. C’est un signe positif même s’il faut encore attendre pour le déclarer sauvé.

Vient alors le temps de la réflexion. Pour Pablo qui a endormi des dizaines de taureaux, Marisquero n’était pas réellement endormi mais “faisait” l’endormi. Lorsqu’il a senti qu’il pouvait atteindre sa proie il s’est alors relevé pour tuer.

Pour moi, il est beaucoup plus résistant que ses demi-frères d’origine Domecq. Dans les deux cas, soit parce que plus malin, soit parce que plus robuste, soit les deux à la fois, l’Albaserrada/Tulio est clairement une bête avec une personnalité très marquée au campo qu’il me tarde de voir traduite en piste … à condition de survivre!

(*) Nocturno le nº 15, un autre Albaserrada/Tulio qui était dans le même groupe d'utreros avait reçu une grosse dérouillée lui aussi. Depuis le début de la formation de ce groupe, il molestait et voulait imposer sa loi aux autres taureaux. Se trouvant en infériorité il a essuyé la vengeance terrible de ses frères. Nous avons dû le sacrifier à cause d’un coup de corne criminel du nº 10 (ah cette corne droite affilée comme un poignard!) au niveau du flanc et qui remontait jusqu’à la colonne vertébrale.

Nocturno, un Albaserrada/Tulio qui a
payé le prix de la différence de sang!
Photo Florent Lucas (Campos y Ruedos)




mardi 28 juin 2016

Le chardon, l'ennemi de la dehesa


Avec les très hautes températures qui sévissent en Andalousie depuis un mois, le campo de Mirandilla a perdu sa tonalité verte.
Le terrible Cynara et
ses dangereux artichauts
Le chardon (dans toutes ses variantes) devient alors le dangereux ennemi de la dehesa. Sans prédateurs, il prolifère, gagne du terrain chaque année et constitue un péril pour les yeux des bêtes, surtout des jeunes.

Un eral au milieu d'une forêt de chardons
En effet, il est fréquent qu'une feuille piquante, une épine ou une aiguille abîment le globe oculaire ou pire s'y plante. Résultat scientifique : kérato-conjonctivite traumatique avec inflammation de la cornée et de la conjonctive.

Si le Mayoral n'est pas attentif et ne se rend pas compte rapidement de la blessure, la conséquence est dramatique : perte de la vision.

Aujourd'hui un añojo et un eral ont été soigné de cette lésion. Anesthésie et piqûre antibiotique dans l'œil. Attente de 20 jours pour voir les effets du traîtement.

Piqûre antibiotique
dans l'œil du novillo