mercredi 29 novembre 2023

Le ressenti des JTA de novembre par Dominique Folcher


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Il était une pénultième fois en Andalousie

 

Les aficionados, membres de COL Y TOROS, réservent, depuis plus de dix ans, une semaine automnale, pour le traditionnel herradero et la fiesta campera à la Finca Mirandilla à Gerena.

 

Après un début de semaine bien huilé et des nuits à compter, non pas les moutons, mais les 67 millions d’oliviers de la Province de Jaén, il était temps de prendre le taureau par les cornes, pour s’immiscer dans les campos sévillans et en particulier à la Finca Mirandilla.

 

Si Grenade n’était pas sur la route du pèlerinage annuel, une petite bombe avait éclaté lors de la féria des vendanges à Nîmes. Le mayoral des toros d’ Albaserrada, Fabrice Torrito, nous invitait à la penultima Fiesta campera.

 

La Bomba

Quel lieu plus symbolique que la Bomba pour célébrer 30 ans d’amitié, de partage et de passion. Dans ce temple taurin dédié aux tapas, au vino blanco, au rebujito, au tinto de verano, à la cerbeza et que sais-je encore ! L’émotion était palpable, notamment lors de l’échange de trophées entre Alain Ducros, le Président de Torrito aficion, Fabrice Torrito, le mayoral, Isabella et Fernandez Mayo, le propriétaire de la Bomba, accompagné de sa famille et de son équipe.

 

Créativité, originalité et personnalisation surprenaient, en même temps qu’elles ravissaient, le monde considérable, en majorité de descendants des Gaulois qui, pour une énième soirée, occupait les comptoirs de la taverne de la Bomba.

Stéphanie Torrito, la sœur de notre cher mayoral, a fait parler son talent et son adaptabilité à l’événement, par la création d’un trophée remis en deux étapes, (9 et 30 novembre), permettant l’assemblage de deux parties, d’un bel effet. Bravo l’artiste !

 

En retour, la famille Mayo, se jetant à l’eau, remit à notre mayoral, un tableau représentant une montera, pleine d’œufs. S’agissant d’une création, chacun se « tortilla » l’esprit, sans pour autant le coiffer, pour interpréter l’œuvre. Rires, larmes et paroles bienveillantes accompagnèrent cette cérémonie qui, dans l’allégresse du moment, cachait une certaine tristesse. Celle du devoir accompli par le mayoral, mais sans « faim » assouvie. Celle d’une relation amicale entre aficionados français et espagnols, bien ancrée à Gerena, que chacun souhaite voir perdurer.

 

Si la soirée fut chaleureuse au possible, pleine d’échanges et de souvenirs, sans oublier les levées de coudes, pour autant, pour en avoir vécu d’autres, elle ne fût pas délirante comme le furent certaines.

 

Herradero

La penultima journée d’herradero méritait bien que tout le groupe se présente à l’heure et en ordre, au petit déjeuner, servi à la Finca, pour le traditionnel marquage des taurillons, sans oublier le señal, la découpe d’oreille.

Assuré que plus de deux fers étaient mis au feu, le véto, tout de vert vêtu, donna le feu vert à cette étape obligée, dans la vie d’un taureau au campo. L’identité du toro, l’appartenance à une casta, il faut savoir le fer et le fer savoir c’est mieux, question de traçabilité.

 

Le véto levé, Fabrice Torrito et Philippe Michel, loin de freiner des quatre fers, eurent à cœur que coutumiers ou néophytes puissent marquer au fer un Albaserrada.

La foule d’aficionados, disposée en fer à cheval, autour du corral de Mirandilla, apprécia l’habileté des attrapaïres, souvent vaqueros ou toreros en herbe, le travail des plus initiés au fer, le courage des apprentis. Dans l’effervescence du moment, la sortie inopinée de certains taurillons mit le feu au faire des uns, envoyant d’autres, les quatre fers en l’air.

Notons que nombre de membres de COL Y TOROS participèrent activement à cette ferrade aux côtés des autochtones et autres aficionados. Particulièrement actifs, Hugues et sa crème réparatrice sur les impacts meurtris des taurillons, Patrice en jambes pour tenir les bêtes à terre, Alain, seul détenteur de la clé des champs, pour libérer l’animal de l’enclos. Dans cette ambiance familiale, j’apprécie toujours le geste plein de reconnaissance et de respect de Fabricio, à l’égard de Maruchi, l’invitant à marquer, ensemble, un taurillon Albaserrada.

 

Le Campo

Marquer les taureaux, c’est une chose, les voir vivre au milieu du campo, en est une autre.

La présence de plusieurs clubs taurins français, membres, bien souvent, de Torrito aficion, coorganisateurs de ces journées au campo, obligèrent notre mayoral à proposer l’immersion, dans les enclos des taureaux, en deux « chars-terre ».

Composées d’aficionados plus que de touristes, ces rencontres avec les animaux sauvages, faut-il le rappeler, sont toujours des moments d’intenses sensations voire d’émotions. L’apport pédagogique du mayoral, fin connaisseur du comportement et de la vie de ses pensionnaires, sa vision et son analyse de la tauromachie ajoutent une note exceptionnelle à notre apprentissage de la culture du taureau.

Pour avoir bénéficié des deux visites, j’ai pu savourer pleinement ces instants et apprécier, d’autant plus, que ces apports ont été plus complémentaires que répétitifs. J’ai bien aimé la présentation du lot des 4 ans, le n°22 Electo, aux cornes dites playeras et le n°49 Rosinante, au trapio impressionnant.

 

Tentadero

Aussitôt, les derniers participants descendus des remorques, tentadero et capea étaient proposés dans l’historique plaza de tienta. Le tentadero est un moment important pour le mayoral et quelques initiés pour apprécier la bravoure du taureau ou de la vache, juger de sa noblesse pour la postérité du fer. « La métal liturgie » du mayoral. Sic.

 

De mon gradin, je trouve ce temps pas toujours lisible, quand bien même je m’interroge sur la façon dont le taureau baisse la tête, reste dans le leurre, charge le picador. Alors, j’hésite à exprimer un ressenti, par connaissance insuffisante des règles et du vocabulaire taurin. En revanche, écoutant le mayoral ou les aficionados aguerris, j’apprécie, à postériori, cette page d’observation taurine à Mirandilla.

 

A noter la présence du matador de Gerena Manuel Escribano qui répondit présent à l’invitaion du mayoral.

 

Capea

La capea est l’occasion de mettre en exergue de jeunes apprentis, filles ou garçons, devant un becerro, novillo de moins de trois ans, aux côtés parfois de maestros, enfants du pays, ou de maestros retirés de l’escalafón, comme Tomás Campuzano. Dans cet exercice, j’ai plus noté le courage que la posture, à l’exception d’un jeune en devenir, Rogelio et des interventions d’Escribano, à la rescousse des apprentis toreros.

 

Cocido

Les douze coups de midi avaient sonné depuis belle lurette, il était temps, à l’heure espagnole, de lever le verre en se disant : « A la tienta Etienne… ». C’était l’occasion de remettre le Trophée Gillou, au meilleur attrapaïre. Présent depuis 15 ans, à toutes les ferrades, Juanma Fuentes, reçut ce trophée, des mains de la veuve de Gillou, l’inégalable et attachante Arlette, aux côtés du président de Torrito Aficion et du mayoral.

 

Pour mettre fin à cette journée, consacrée au taureau, la faim justifie les moyens. Chiche ou pois chiche !  Les habitués en avaient l’eau à la bouche, pas des encornés, mais de la spécialité espagnole. Maître « cocido », sur son écuelle, penché, bien aidé par l’équipe d’Isabel, servit ce met roboratif, spécialité espagnole : le cocido, à une salle bondée, record absolu de convives, 160 dont 120 français.

 

Escapade Séville

Flamenquito et sévillanas clôturaient la journée, tandis que notre groupe se dirigeait vers Séville.

Au programme, dernières emplettes, chez Antonio, pour ne citer qu’une adresse ou dernières visites d’un lieu incontournable de Séville la belle. Véro et Philippe nous avaient réservé une soirée à la Mesón del Serranito. Après ce souper, tête baissée, pour les plus grands ; les plus courageux traversèrent le Guadalquivir, pour rejoindre le quartier de Triana et s’exercer aux sévillanes dans le bar typiquement sévillan « Lo Nuestro ». Garons nous de tout commentaire dirait l’équipe à Hugues et Thierry.

 

Ultima journée

La 12° Fiesta campera, samedi 11 novembre 2023, à la Finca Mirandilla, prévue à 12h00, permettait au groupe de bénéficier d’une matinée plutôt calme. Sauf que, nous étions conviés, place de la Cantina, pour participer à l’échange de trophées entre la mairie de Gerena et Torrito aficion. Le groupe ne s’y est pas trompé et dès 8h00, chacun pointait son nez  à la Cerveceria Puerta Triana, appelée à tort bar des chasseurs, pour  savourer son petit déjeuner.

 

La Cantina

C’est à pied que nous gagnons la place de la Cantina. Nous déambulons plus disciplinés qu’un car du 3ème âge, pas encore, mais à l’heure ! La Cantina qui occupe un terrain que le Marquis d’Albaserrada, avait cédé gracieusement, à la ville, en vue de la construction d’une gare.

Sur la place où a été dressée une mini estrade, nous sommes rejoints par le staff de Torrito aficion et par d’autres membres de l’association.

L’arrivée des édiles, pupitre en main, ouvra la cérémonie. Fabrice prît la parole pour rappeler brièvement, sans forfanterie, comment il en était arrivé là, pour assouvir une passion qui se fît évidente, lors de l’exposition universelle de Séville en 1992. Que, s’installant à Gerena, il dénicha, par ailleurs, l’oiseau rare qui emballa son cœur, Isabel. C’est avec elle qu’il a construit l’aventure que nous connaissons. En fin diplomate, il ne s’attarda pas sur la fin de sa mission à Mirandilla, mais il évoqua avec subtilité les projets ou les souhaits qui trottent dans sa tête pour lui et pour la ville de Gerena.

 

Alain Ducros, dans la langue de Molières, bien secondé par son épouse Hélène, interprète de la langue de Cervantes, retraça l’histoire de Torrito aficion, nommant les présidents et les membres fondateurs qui le précédèrent. Il termina son intervention sur une note optimiste, assurant que l’association sera toujours au côté de Fabrice en s’adaptant au projet qui sera le sien demain.

Javier Fernandez Gualda, maire de Gerena, salua, d’un bonjour bien français, la foule massée sur la place, une centaine de français et trois espagnols, avant de retrouver sa langue maternelle que Fabrice nous déchiffra. De sa prose, j’ai retenu que lui aussi, comme Fabrice, il n’est pas un enfant du pays, puisque originaire de Bilbao, soulignant la place de la tauromachie dans sa ville, berceau de nombreux toreadors, et la notoriété qu’apporte Mirandilla, sous la houlette du seul mayoral français, à sa ville. Ville visitée par de nombreux français mais pas que, où une relation privilégiée et pérenne s’est instaurée entre des gens du sud de la France et ceux de Gerena.  Il eut des mots de reconnaissance, pour le mayoral qui, au-delà de la passion du taureau, trouva l’amour de sa vie, en la personne d’Isabel.

Pour conclure, il apporta de l’eau au moulin de Fabrice, annonçant le projet, appelé des vœux du mayoral, à savoir la création d’un musée taurin et d’un arène.

 

Après une Coupo Santo, à la glori dou terraire, photos et apartés s’en suivirent, sans s’éterniser. Comme beaucoup le soulignèrent dans le groupe, j’ai regretté l’absence des gens du pays, apparemment pas ou peu informés et d’une petite sonorisation qui aurait rendu plus audible certains discours. En revanche, j’ai apprécié le contenu des intervenants, en particulier celui d’Alain Ducros, nous permettant de relire le passé, pour mieux comprendre le présent..

 

Gregorio

Nous voilà repartis rejoindre nos véhicules quand, un personnage incontournable, bien connu des aficionados nîmois, Gregorio Arias, nous ouvrit les portes de sa caverne d’Ali baba, bien située sur notre passage. Bienheureux celles et ceux qui seront appelés à répertorier tout ce que ce lieu magique, pour un aficionado curieux, renferme d’objets : habits, photos, souvenirs en lien avec la tauromachie. Dès que vous y pénétrez, la vue vous décoiffe, ne serait-ce que par sa collection de chapeaux. Merci Gregorio, vous êtes un personnage attachant, accueillant, bienveillant, plein d’humour, heureux de partager votre passion en toute simplicité. Pour la petite histoire, il mit Lucie, qui, pour le coup, n’était pas « de loustal », sur le devant de la scène, en lui passant l’habit de lumière. Chapeau bas Gregorio. Muchas gracias !

 

12° Fiesta Campera

Nos voitures ne tardèrent pas à passer les portes d’Albaserrada et munis de nos billets verts, nous prenons place sur les gradins de la Cerca de los franceses, pour la 12° fiesta campera. Pas de « no hay billetes », mais un public nombreux et connaisseur pour voir les quatre novillos d’Albaserrada.

Avant de commencer la faena, Fabrice Torrito tint à rendre hommage à Eduardo Rolán grand aficionado qui n’avait jamais raté un festival et qui nous avait quitté cette année. Sa famille autour d’Isabel et de la Marquise d’Albaserrada reçut un trophée commémoratif ainsi qu’une standing ovation.

Une fois la présidence installée dans le palco, composée de Gregorio, entouré de deux assesseures, dont Sylvie, la parisienne exilée, la novillada commença.

 

Le paseo

Au paseo, Rogelio Pajuelo, Nabil « El Moro », Uceda Vargas et Calerito.

La bonne surprise fut ce “gamin” de 14 ans, Rogelio. En voilà un qui a tout compris, dans la posture, l’envie de progresser et la détermination à combattre le taureau. Cerise sur le gâteau, il porta même l’estocade, de façon plutôt intéressante, sachant qu’il réalisait ce geste pour la toute première fois de sa carrière ! Les autres, soit ils n’ont pas eu le taureau qui les aurait mis en valeur, soit ils n’ont pas su briller face au taureau, mieux disposé.

A écouter les uns et les autres, le lot d’Albaserrada qui nous a été proposé, avait de la casta.

Le trophée "Eduardo Rolán" du meilleur novillero fut remis à Rogelio Pajuelo..

Pour ma part, j’ai eu un faible pour le taureau, castaño ou berrendo en colorado, préciseraient les puristes. Les goûts et les couleurs … j’ai apprécié Rogelio. J’ai pris du plaisir parce qu’à ces fiestas camperas, nous nous retrouvons en famille, c'est-à-dire avec des aficionados, heureux de saluer le travail fait par le mayoral et ses vaqueros.

 

Les agapes

C’est au salon de Mirandilla, plein à craquer, mais aussi en extérieur, que se poursuivit la journée autour de tapas et boissons. Nous nous retrouvâmes, un certain nombre, autour de Fabrice pour un débriefing improvisé, sur la novillada qu’il nous avait présentée. C’est cette communication qui nous fait grandir dans la culture tauromachique.

 

Le ruedo

Les panses bien remplies, place aux vachettes autour du ruedo. Des éclats de rires, un public bon enfant, un soleil couchant magnifique, des volontaires disposés à assurer le spectacle, il n’en fallait pas plus, pour voir Véro et Sylvie fouler le sable du ruedo, incitant la vachette à dédaigner s’occuper de la cape qu’elles tenaient. Un courage salué par des gradins combles et semble-t-il facilité par l’eau minérale du coin. Mais bon, il fallait y aller !!!

 

Retour au salon pour terminer la journée, appuyés au comptoir, la « cerveza » pas tout à fait à l’envers ou pour danser les sévillanes, rumba … avec Arlette des grands jours, comme d’hab. et autres membres de COL YTOROS, de Torrito aficion ou autochtones.

 

Fatigué, conscient que c’était notre dernière soirée, tout le groupe se retrouva à l’Hacienda San Felipe, pour déguster ensemble une succulente paëlla et lever l’ultimo verre de l’amitié de cette belle aventure.

 

Despedida

Cette édition évidemment était particulière parce que pleine de nostalgie, de regrets, de frustrations futures, de reconnaissances, d’émotions, d’amitié.

J’ai été très heureux :

1- De partager ces deux jours, d’abord avec le groupe de COL Y TOROS, composé de personnes attachantes et bienveillantes, pour certaines que j’ai appris à connaître ou à retrouver mais aussi avec les autres membres de Torrito aficion.  

2- De bénéficier des apports des uns et des autres, bien sûr du mayoral Fabrice mais aussi de Roland, notre président de la coordination des clubs taurins, de Philippe, notre président organisateur, de Jean, le réboussier nîmois, ô combien attachant, de Bertrand, le novillero en devenir etc. …

 

Je veux dire :

ü  Merci à Véro et Philippe pour cette énième édition andalouse. Ce n’est pas rien de driver un groupe d’une quarantaine de personnes, pas toujours manso.

ü  Merci à nos chauffeurs pour leur dextérité, le sacrifice du verre de trop et leur bonne humeur au volant de leur « jaguar » MG.

ü  Merci à Alain Ducros et son staff de Torrito aficion, les coorganisateurs disponibles et accueillants.

ü  Merci à Fabrice, Isabel, leurs filles et leur équipe pour tous ces moments partagés de cette histoire unique en tauromachie.

ü  Merci et respect à Maruchi, la marquise toujours souriante, attentive et ouverte, malgré le poids des années.

 

En avons-nous « trophée » ? C’est vous qui le direz.

 

A bientôt, ici, là-bas ou ailleurs.

 

Dominique, un inconnu qui passe.

 

 

 

 

 

vendredi 24 novembre 2023

Sedicom, Séville et Torrito


Sedicom est à Séville.


 
🧑‍🎨
Réalisation - Finca Mirandilla
Sedicom célèbre avec fierté sa collaboration annuelle de 30 ans avec les activités taurines de Fabrice et Isabel Torrito en Andalousie (Gerena-Séville)!
Pour cette “penúltima”, la mayoral de la ganaderia Albasserada a élaboré un programme tauromachique et festif captivant. Il s’articule sur deux périodes, celle passée du 10 au 11 novembre et celle à venir du 1er au 2 décembre. Notre équipe Sedicom sera une fois de plus au rendez-vous pour participer à ces journées de début d’hiver.
Au programme : un mélange dynamique d'activités telles qu'un match de foot France-Espagne, une ferrade, une capéa, une visite exclusive de l'élevage, un festival taurin, et bien sûr, des moments de flamenquito et sevillanas enflammés.

Sedicom, en tant qu'éditeur des deux ouvrages emblématiques de Fabrice Torrito, "Toros" et "Luminoso", continue de célébrer une histoire commune de passions et de valeurs.

Notre engagement envers Fabrice et Isabel Torrito se poursuit, et nous sommes impatients de partager de nouvelles aventures avec eux dans les années à venir.

mercredi 22 novembre 2023

Erazno le célèbre locuteur masqué à Mirandilla






















Un peu d'humour et de légéreté à Mirandilla ne peut faire que du bien ...

Nous avons reçu la visite de la "vedette" d'un programme de radio et tv des Etats-Unis très suivi (près de 3 millions d'auditeurs et je ne sais combien de milliers de followers ...) par le public hispano : "Erazno y la Chokolata"

J'avoue que la raison pour laquelle ce célèbre Oswaldo Díaz apparait toujours en public masqué de lutteur de catch m'a échappé!

Malgré une préparation intensive avec l'école de tauromachie de Camas, notre ami a pu se rendre compte que "toréer" n'était pas à la portée de tous. Test relativement réussi, mais pour ce qui est du style, on est loin du compte. Pourtant les vachettes d'Albaserrada démontrèrent une grande noblesse ...

Mais jugez par vous-même :

 https://www.instagram.com/reel/Cz0DzxDLWqP/?igshid=ZDBjMWI0ZjMxOQ==

mardi 21 novembre 2023

Torrito Afición chez Fernando Sampedro


Pour débuter les JTA, visite de la ganadería FERNANDO SAMPEDRO le jeudi 30 novembre.

Programme : 

Rendez-vous à l'ESPARRAGAL à Gerena à 9h00. Visite des arènes, des corrals et du cortijo.

10h30, départ en véhicules pesonnels vers la Finca LA  CEPERA au proche village du CASTILLO DE LAS GUARDAS.

11h00, visite complète de la ganadería d'origine JUAN PEDRO DOMECQ. Visite des installations. Apéritif et déjeuner COCIDO (spécialement pour Anthony ...)

Environ 16h00, fin du programme.

Tarif : 55 €/personne.

Inscription obligatoire au mail :

torisabel@hotmail.com


lundi 20 novembre 2023

Lundi sanglant à Mirandilla

Images fortes ce lundi matin lors de mon tour des enclos.

Les taureaux de quatre ans nº49 (Rosinante), 22 (Electo) et 42 (Neerlandés) ont les cornes couvertes de sang.

Mauvais signe ... Signe de luttes terribles entre eux dans la nuit.

Il doit y avoir une victime. Effectivement, il manque un animal, le nº45 (Escogido). Je crains le pire.

Je le trouve dans un coin de l'enclos, isolé des autres taureaux, caché derrière l'abreuvoir, mais au moins ... debout.

Il est blessé, mais à priori pas si gravement que cela. C'est un coup de corne dans le haut de la cuisse, près de la queue, qui ne parait pas bien profond et à un endroit peu dangereux pour son intégrité. Par contre une veine importante a du être touchée car une quantité considérable de sang s'est écoulée de la plaie.

Il est important de ramener au plus vite Escogido vers ses frères afin de ne pas se faire mettre définitivement à l'écart.

L'ambiance est chaude, mais il réussi à réintégrer le groupe.

A observer dans les jours qui viennent. Mais il semblerait que les dégats de cette bagarre soient légers ...

Rosinante et sa corne gauche couverte de sang
jusqu'à la base, qui faisait craindre le pire

La corne droite de Neerlandés et la gauche
d'Electo en 2º plan recouvertes de sang

Corne astifina ensanglantée

Escogido blessé que légérement
Plaie bien placée mais très sanglante

 

En cliquant sur cette vidéo, vous pouvez 
assister au chaud retour du taureau blessé 
au milieu de ses frères