vendredi 19 janvier 2018

Tentadero à Mirandilla avec Alberto Lamelas sur "Ondaluz"














Nouveau programme tourné à Mirandilla sur la chaîne locale "Ondaluz" dans son émission "Vivan los toros". Au sommaire, tentadero avec Alberto Lamelas (et une très bonne vache d'origine Tulio), commentaires du mayoral Fabrice Torrito, interview de Tomás Campuzano et intervention de Dominique Valmary.

Pour voir le programme complet (jusqu'à la 42º minute ) :


http://ondaluz.tv/sevilla/viva-los-toros/4-7-17012018-tentadero-en-albaserrada-con-alberto-lamelas/37978/

mardi 16 janvier 2018

Reseña du Mayoral du Festival du 2 décembre


Deuxième Festival taurin à Mirandilla. Samedi 2 décembre 2017. Encore beau plein dans les gradins. Les quatre toreros arrivent en attelage.



1/ HOGAREÑO. Eral nº 23. Origines : 75% de sang Pedraja : Tulio par le père (Aceitunito nº15) et 50/50 (Domecq/Pedraja) par la mère. Lidiador : Juan Ginés (Gerena)

Très noble. Faible mais s’améliore durant la lidia et va à “más”. Humilie. Du rythme. Qualité dans la charge. Novillo de “torero”.

1 oreille.

Première Porta Gayola dans la
Cerca de los Franceses

Eral qui permit à Juan Ginés
de toréer avec classe
2/ JARANDILLO. Eral nº 2. Origines : 100 % de sang Pedraja : Tulio par le père (Aturdido nº1) et Pedraja par la mère. Lidiador : Cristobal Reyes (Jerez)

Compliqué. Encasté. 2 piques sans se livrer. A bien débuté la faena, avec consistance. Une mauvaise lidia va rendre le novillo averti, sur la défensive et très violent. Un dur à cuire.

Torero accroché et courageux.

Eral difficile qui ne se livre pas

Les membres de la "Jeunesse taurine de Jerez"
avec Cristobal Reyes

3/ ARDIENTE. Novillo nº 42. Origines : 75% de sang Pedraja : Tulio par le père (Aturdido nº1) et 50/50 par la mère. Lidiador : Miguel León (Gerena)

La pique assassine n’arrange pas le caractère défensif de l’animal. Des charges très courtes sans humilier, sans jamais se livrer. Un fond de noblesse tout de même. S’est rapidement orienté.

Novillo très compliqué.



Novillo de présentation irréprochable

Novillo trop piqué?

4/ ESPARTERO. Toro nº 14 (presque six ans!) Origines : très en Domecq. Lidiador : Javier Cortés (Madrid)

1º pique en brave, poussant avec les reins, en carioca. 2º et 3º rencontres avec pique de tienta. “Tardo” mais très allègre dans ses courses vers le cheval. Accuse énormément les “querencias” de la Cerca de los Franceses (qu’il connaissait par cœur pour y être passé une vingtaine de fois …) Brave.

Muleta: charges très profondes. Très humilié, les cornes creusant un sillon au sol (surtout la droite). Rythme et temple dans la charge. Transmission. Qualité encastée. Grand taureau. 

Pour être parfait, il lui a manqué un peu de sauvagerie.

Indulto (grâce). 2 oreilles symboliques.








Allégresse au cheval
Espartero qui fait l'avion sur
la corne droite
Muletazo profond à
gauche aussi
Indulto d'Espartero
Matador, Mayoral et ganadera ravis

vendredi 12 janvier 2018

Journées Torrito Afición de décembre


Riches en émotions, voici un diaporama des Journées Torrito Afición de décembre. Ferrade, tentadero, visite de la ganadería, festival taurin, ... du premier veau marqué à l'indulto d'Espartero.



mercredi 10 janvier 2018

Le ressenti de Dominique Valmary


Dominique Valmary est le Président de la FSTF (Fédération des Sociétés Taurines Françaises) depuis 2013.


Dominique Valmary et Fabrice Torrito
au Congrés National de la FSTF
à Nailloux en 2015

Il a participé aux Journées Torrito Afición de Décembre 2017. Voici son ressenti :

Passeurs de passion

         Une évidence s'impose : l'aficion s'acquiert et s'entretient au campo. En effet deux éléments essentiels à la corrida s'y trouvent réunis : découvrir le taureau brave dans son élément naturel d'une part, observer le travail de sélection et comprendre les exigences des hommes envers eux mêmes, d'autre part.
L'enjeu d'une transmission pédagogique efficace est là ; encore faut-il que l'accès aux élevages soit facilité aux non initiés !

         Fabrice Torrito et les amis de Torrito Aficion l'ont bien compris. Ils sont devenus de vrais passeurs de passion. Ils la vivent à fond cette folle passion et n'ont de cesse que de la partager et de vouloir la transmettre.
Mirandilla est devenu un vrai cas pratique réussi avec un cadre de qualité adapté qui laisse aller votre imaginaire, un accueil ajusté aux attentes de chaque visiteur, un savoir faire aimer et du contenu sérieux pour tout un chacun, sans oublier la convivialité.

         
Sous le soleil de cette fin d'automne ce furent deux jours de vrai bonheur pour apprécier le travail qu'effectuent la ganadera Maruchi Benjumea Maestre et son mayoral Fabrice Torrito auprès des vaches et des taureaux aux divers âges de leur développement, un résumé pratique de leur vie de braves, de la naissance à l'épée.

L'allée d'eucalyptus centenaires longeant l'espace des reproducteurs mène au caserio chargé de mémoire où s'impose le souvenir de Laborioso gracié le 12 octobre 1965 à Séville et resté le seul toro indulté à la Maestranza jusqu'à ce qu'en avril 2016 Cobradiezmo, un Albaserrada de Victorino Martin, ne le détrône ; beau règne !
L'ambiance bon enfant n'est pas exempte d'efficacité ni de risques lors de la participation de chacun au marquage à l'ancienne des produits de l'année sous le fer historique de la maison.
Ensuite une tienta précède la visite de la propriété et des troupeaux laquelle s'est poursuivie l'après-midi à rechercher les veaux récemment nés pour les badger.

         Le lendemain, le festival de Mirandilla se déroulera dans le décor des corrals jouxtant la Cerca de los Franceses transformée en une vraie et belle arène par beau temps et avec une bien belle affluence.
Ce festival s'est révélé très intéressant par le bétail combattu avec une présentation irréprochable – il y a de la tête - un sérieux évident et des comportements mettant les hommes devant leurs responsabilités et pour certains leurs limites.

         Les personnes présentes ont pu mesurer la force, la bravoure, la caste de la grande majorité des vaches et novillos issus du rafraîchissement Pedraja par Tulio Vasquez et la grande noblesse d'Espartero qui, gracié, a gagné le droit de perpétuer sa lignée. Elles ont aussi pu apprécier l'engagement total d'Alberto Lamelas le premier jour et de Javier Cortès le lendemain, des liliadores comme nous les aimons et qui, eux, n'attendent pas du bétail qu'il les « serve » ! Cristobal Reyes, le protégé de notre ami Christian a eu plus de mal à s'imposer devant un adversaire vraiment coriace mais nous aurons plaisir à le revoir. De l'engagement naît l'émotion, n'est-ce pas ?

         Il appartiendra à Fabrice de nous livrer le ressenti du mayoral, nous sommes impatients de lire ses compte-rendus si exigeants. Á priori, que de changements par rapport aux novillos et toros vus en spectacles formels en 2017 à Riscle ou Tafalla, nous avons pu découvrir un bétail avec du moteur dont il faudra trouver le point d'équilibre en gommant le trop de genio et parfois un excès de caste. 

Facile à dire mais ce sera surtout l'occasion de suivre l'aventure et de revenir mesurer les étapes de la réhabilitation des pupilles du Marquis d'Albaserrada... et puis il y a Gerena de noche ; merci pour ces moments !

jeudi 4 janvier 2018

L'Albaserrada "Manejable" et Alberto Lamelas


Avant de faire un compte rendu du second festival de Mirandilla, revenons en images sur le moment le plus fort du premier rendez-vous (11 novembre) : la lidia d'un superbe novillo d'Albaserrada presque taureau (3 ans et 11 mois) de nom MANEJABLE (qui d'ailleurs fut tout sauf ... maniable), issu du raffraîchissement Pedraja par Tulio, par un Alberto LAMELAS énorme de technique et courage! Une faena pour aficionado.

"Manejable remplit la piste de la Cerca de Mirandilla :"


Un vrai combat entre un taureau sauvage et un matador dans une forme exceptionnelle. Une faena où les passes de pecho en fin de série ne sont pas machinalement effectuées mais sont de véritables passes libératrices afin que le torero puisse se détacher de la charge du fauve!

"Une faena pour aficionado ..." :



"Une estocade en se mouillant les doigts... (vérifier le sang perdu par le taureau après les 2 grosses piques!)"


"Un Lamelas qui termine exténué de ce rude affrontement" : 


Et dire que ce novillo était frère de ceux de Riscle
C'est à ne rien y comprendre ...
Ou plutôt si, ... cela redonne de l'espoir.