dimanche 28 décembre 2025

Sur les traces des tentaderos oubliés : Esparragal (2º partie)

Suite de l'article "Les tentaderos oubliés : Esparragal (1º partie)" : https://lescarnetsdumayoral.blogspot.com/2025/12/sur-les-traces-des-tentaderos-oublies.html

Cliquez sur le lien pour voir la vidéo : https://www.facebook.com/watch/?v=1177580407079995
 

Le plus jeune fils de ce JUAN VÁZQUEZ premier ganadero à l'ESPARRAGAL et de son épouse AMPARO DE PABLO LLORENTE (fille de FELIPE DE PABLO ROMERO, fondateur de la ganadería du même nom), IGNACIO JOSÉ VÁZQUEZ DE PABLO, sera à la tête d'une seconde ganadería inscrite à l'UCTL, de 1945 jusqu'à sa mort en 1961 sous l'appelation VÁZQUEZ DE PABLO.

Cet élevage se forme avec du bétail de PABLO ROMERO et CLEMENTE TASSARA. Son ancienneté à Madrid date du 18 mai 1952 (San Isidro) où ANTONIO BIENVENIDA donna l'alternative à PABLO LOZANO avec FRANCISCO MUÑOZ (qui remplaçait RAÚL OCHOA ROVIRA) comme témoin.

Cette ganadería, son superbe cortijo et sa superbe placita de tienta donneront lieu à de nombreux événements festifs et taurins où la famille VÁZQUEZ fera montre de sa puissance foncière et économique 

Le 9 mai 1946, pour l'inauguration des nouvelles arènes de tienta de l'ESPARRAGALCONCHITA CINTRÓN, la "Diosa rubia del toreo" donna une alternative "complaisante" à son amie la DUQUESA DE ALBA (CAYETANA FITZ-JAMES STUART). Le matador chargé de la lidia de ce festival fut LUIS FUENTES BEJARANO. Y assistèrent de nombreux invités issus de la haute société sévillane comme le DUC D'ALBURQUERQUE (premier fiancé officiel de la DUQUESA) ainsi que les éleveurs JOAQUIN MURUBE et ANTONIO MIURA.

Un superbe azulejo fut placé ce jour-là sur la paroi des arènes et s'y trouve encore quatre-vingt ans plus tard. A noter que la DUQUESA DE ALBA encore célibataire y apparaît comme DUQUESITA DE MONTORO.

Un an plus tard, en mai 1947, on peut voir sur la vidéo au début de l'article  (https://www.facebook.com/watch/?v=1177580407079995), la DUQUESA DE ALBA qui se produit à cheval, aidée à pied par la grande rejoneadora péruvienne CONCHITA CINTRÓN que l'on voit ensuite toréer de cape, chose qu'elle ne pouvait réaliser qu'en privé puisque à cette époque une loi interdisait aux femmes de paraître en public à pied!

 Ancienneté de l'élevage VÁZQUEZ DE PABLO
(San Isidro) 18 mai 1952

Le fer de IGNACIO VÁZQUEZ DE PABLO
sur l'annuaire des éleveurs


























La DUQUESA DE ALBA et CONCHITA CINTRÓN
entourent IGNACIO VÁZQUEZ DE PABLO

 
LUIS FUENTES BEJARANO
le chef de lidia

































Le ganadero JOAQUÍN MURUBE

CONCHITA à la muleta

Les deux amazones avec
le cortijo en fond


Fin de tienta

































































































Sur les traces des tentaderos oubliés ...






Le fameux azulejo ...


mercredi 17 décembre 2025

Sur les traces des tentaderos oubliés : Esparragal (1ºpartie)


La première étape des tentaderos oubliés ...




























Le cortijo ESPARRAGAL, à Gerena est bien connu des aficionados français.

La présence humaine sur cette Hacienda remonte à l'époque des Tartessiens, Gerena étant située au cœur de la mystérieuse Atlantide andalouse (le roi GÉRYON aurait donné son nom au village).

Des thermes, les restes d'un aqueduc apportant l'eau jusqu'à Itálica, des bornes de la voie Augusta qui reliait Narbonne à Cadix, témoignent d'un important passé romain.

Ce fut ensuite une basilique à l'époque des Visigoths. Après la reconquête des musulmans au 15º siècle, les héritiers de Fernando MEDINA la vendent à l'ordre des Hiéronymites (Saint-Jérôme) qui édifient un monastère "rural" qui dépend de San Isidoro del Campo du village voisin de Santiponce.

Après le désamortissement de Mendizábal (confiscation des biens de l'Église), la propriété changera de mains à plusieurs reprises.

C'est en 1851 que la famille VÁZQUEZ acquiert les différentes parcelles constituant l'ESPARRAGAL et constuit (adossé au monastère) une somptueuse demeure ainsi qu'un corps de ferme imposant permettant de réaliser une activité intensive agricole et d'élevage durant 120 ans. C'est lors de cette période que deux élevages de taureaux de combat se succéderont.

En 1967, c'est la famille des Marquis de la "CASA ORIOL" qui devient propriétaire de cette exploitation de plus de 3.000 hectares. Actuellement complexe touristique et agricole, seul un élevage de vaches de race "Retinta" (viande) y pait.

Ce magnifique Cortijo a été la première étape sur les traces des "tentaderos oubliés"!

C'est Juan VÁZQUEZ RODRÍGUEZ (1835-1908) qui devient le premier éleveur de braves. Il le sera de 1887 à 1893. L'origine de son cheptel provient directement de la ligne royale (encaste) Vistahermosa/ Barbero de Utrera/Arías de Saavedra/Nuñez de Prado.

Cette ganadería obtient son ancienneté à Madrid le 29 septembre 1887 lors d'un mano à mano où la star LAGARTIJO donna l'alternative à GUERRITA. Deux taureaux s'illustrèrent. "CASIANO" qui prit neuf piques et surtout "FAROLERO" qui accourut treize fois aux picadors. 

Dans le salon taurin privé du cortijo, tous les taureaux importants de la ganadería y sont peints avec le compte rendu de leurs combat écrits derrière chaque tableau (un trésor d'histoire taurine)!

La présentation de la ganadería à la MAESTRANZA fut le 10 juillet de la même année 1887 en novillade.

Dans un des patios du cortijo, trônent deux têtes de taureaux lidiés à JEREZ de la Frontera le 29 avril 1890. "MEDIA LUNA" et "MOJINO" firent honneur à leur race recevant dix-sept et treize piques et tuant huit et sept chevaux ...

Ce ne furent que sept temporadas mais l'élevage de JUAN VÁZQUEZ connut de très nombreux succès.

Cette première étape triomphale se termine le 4 février 1893 avec la vente de la ganadería à Don Alvaro DÁVILA y AGREDA, Marquis de VILLAMARTA. Ce dernier transporte les 365 têtes de bétail vers les terres de "La Cantina" et "La Tapa" à JEREZ. C'est le début d'une grande aventure au cours de laquelle ce grand ganadero va créer l'encaste fondamental de VILLAMARTA

Mais c'est encore une autre histoire...

Présentation à Séville


Les têtes de "Media Luna" et "Mojino"

Ancienneté à Madrid




 


















L'ancien tentadero (ne perdure qu'une moitié d'arène)

La salon principal (un trésor d'histoire taurine)



dimanche 7 décembre 2025

Le ressenti de Cathy André

Un immense merci à vous, Fabrice et Isabel, pour ce séjour inoubliable en Andalousie. 

Nous avons vécu deux jours hors du temps :

découverte    d'une ganadería, ferrade, balade en charrette au milieu des taureaux de combat, apéro-tapas avec une vue extraordinaire sur le campo, puis la tienta.... 

et que dire de la visite des "arènes oubliées" chargées d'histoire et d'émotions. 

Merci aussi pour votre accueil si chaleureux. Une vraie parenthèse de bonheur !

Cathy André.



Cette odeur si intense ...




Admirer les taureaux en liberté


L'éleveur Chete Soto et le matador
Alvaro Lorenzo entourent Torrito
après le tentadero





Le traditionnel cocido réparateur