mercredi 21 janvier 2026

Arènes pittoresques : Las Virtudes

En Espagne, le patrimoine architectural lié à la tauromachie est vaste et diversifié. Des majestueuses arènes de RONDA, construites en 1785, à l'historique Maestranza de SÉVILLE, dont la construction a débuté en 1761, le pays abrite de nombreuses arènes qui témoignent de siècles de tradition taurine.

Parmi les plus anciennes figurent également les arènes de BÉJAR (Salamanque), inaugurées en 1711, et celles de CAMPOFRÍO (Huelva), construites en 1716. Ces arènes, ainsi que d'autres comme celles d'ALMADÉN (Ciudad Real), d'ARANJUEZ (Madrid) et de TARAZONA (Zaragosse), font partie de l'Union des arènes historiques, une association créée en 2001 pour préserver et promouvoir ces lieux emblématiques.

À SANTA CRUZ DE MUDELA, une petite commune de CIUDAD REAL, se trouve l'une des arènes les plus anciennes et les plus pittoresques d'Espagne : la Plaza de Toros de LAS VIRTUDES, située à six kilomètres du village.

Ce qui la distingue, ce n'est pas seulement son ancienneté, mais aussi sa forme quasiment carrée (trois côtés droits et un quatrième elliptique) inhabituelle et son intégration à un sanctuaire religieux, créant ainsi un ensemble architectural unique dans le pays.

Les arènes de LAS VIRTUDES furent construites en 1641, et les premiers spectacles tauromachiques y furent organisés en 1650.

Elles présentent un plan carré, conçu comme une place urbaine transformable en arène, avec une maçonnerie classique. Deux de leurs côtés sont bordés par l'Ermitage et un bâtiment adjacent. Les deux autres côtés, chacun sur deux niveaux, se composent d'une galerie inférieure à petites colonnes de pierres disproportionnées, qui soutiennet la galerie supérieure, formant ainsi des volumes clos. Cette galerie supérieure est constituée d'une balustrade en bois et de montants à corbeaux soutenant la toiture. Cette construction associe ainsi le bois des galeries supérieures aux barrières brun-rouge des arènes, et la pierre des colonnes du niveau inférieur à la maçonnerie de la façade de l'Ermitage.

Pouvant accueillir 500 spectateurs, deux spectacles taurins s'y déroulent chaque année. Le 24 avril, jour de Saint-Marc et le 8 septembre, festivité de la vierge.

Jouxtant les arènes se trouve donc l'Ermitage Notre-Dame des VERTUS, un sanctuaire datant du XVIIe siècle. L'intérieur de l'Ermitage abrite une sacristie ornée de fresques baroques d'une grande valeur artistique, considérées comme l'un des joyaux de l'art baroque de La Manche (Région CASTILLA LA MANCHA).

Ces fresques, qui ornent la coupole et les murs de la sacristie, représentent des scènes religieuses et se distinguent par leur finesse et la richesse de leurs couleurs. Elles furent créées par des peintres italiens.

L'Ermitage et les arènes ont été classés Monument historique et artistique national en 1981, en reconnaissance de leur importance culturelle et patrimoniale.

Visite que tout aficionado se doit de faire ...

Plaza de toros de Las Virtudes

Vue du ciel, avec cette forme géométrique originale






Torrito commnente la visite de Las Virtudes








Détails des arènes


L'Ermitage de Las Virtudes

et son impresionnante  sacristie
 


lundi 12 janvier 2026

Coaching d'entreprise

Dans mes nouvelles activités professionnelles, je viens d'en pratiquer une nouvelle qui m'a réellement séduit.

Je suis intervenu lors d'un séminaire, aux environs de Toulouse, dans la magnifique Orangerie des Demoiselles à Frouzins, invité par UNIVERTURE qui est un groupement d'indépendants spécialistes dans le domaine du négoce en menuiserie.

L'objectif de ce séminaire était de renforcer l'union, la cohésion et le partage collectif entre les membres de ce groupement.

Afin de faire passer ce message, je me suis évidemment appuyé sur les valeurs fortes que véhicule la Corrida (qui était un univers totalement inconnu pour les participants).


Mon intervention s'est déroulée en trois "tercios" :

* les origines historiques de la Tauromachie depuis la préhistoire jusqu'à nos jours

* le déroulement d'une corrida avec ses acteurs, ses codes, ses symboles, ...

* le contenu mystérieux et magique de l'élevage du taureau de combat


Il parait que l'on appelle cela du coaching, pour moi c'est encore et toujours de la transmission!


 






jeudi 8 janvier 2026

Une belle histoire de moments partagés de campo ...

Bonjour Fabrice,

Quelle surprise fut la mienne lorsque le Père Noël du 25/12/2025 (c'était en réalité une Mère Noël) m'apporta le livre " Toro Cinq années de mystère, cinq mille ans de culte " écrit et dédicacé par vos soins ..


Isabelle (ma compagne) et moi avons visité la ganaderia La Mirandilla en mars 2014, puis en mai 2018.


Lors de la 1ère visite, nous avions photographié un jeune fugueur, baptisé un peu plus tard " Jerezano ".


                

Nous étions revenus en mai 2018 lorsque vous nous aviez suggéré de le revoir une dernière fois car " Jerezano " allait partir pour combattre (dans les Arènes d'Alès en 2019, mais nous n'avons pas eu le courage d'y assister).



Un grand merci aussi, pour les photos de " Jerezano " que vous m'avez envoyées chaque année en 2015, 2016 et 2017.

 

J'ai parcouru plusieurs fois votre livre et votre dédicace, et c'est de loin le plus beau cadeau de Noël que j'ai eu.

Les photos sont extraordinaires et les textes qui les accompagnent sont d'une grande qualité.


Je vous adresse mes meilleurs voeux pour 2026 en espérant avoir de vos nouvelles de temps en temps.


Vincent Sirven

vendredi 2 janvier 2026

Tras las huellas de los tentaderos olvidados de ganaderías históricas : 1 - ESPARRAGAL (Gerena). Ganaderías Juan Vázquez e Ignacio Vázquez de Pablo.

El cortijo ESPARRAGAL, en Gerena es muy conocido por los aficionados franceses. 

La presencia humana en esta Hacienda se remonta a la época de los Tartesios, estando Gerena situada en el corazón de la misteriosa Atlántida andaluza (se dice que el rey Gerión dio su nombre al pueblo).

Termas, restos de un acueducto que traía agua a Itálica (la Sevilla romana), hitos de la Vía Augusta que unía Narbona con Cádiz, dan testimonio de un importante pasado romano. 

Posteriormente fue una basílica durante la época Visigoda. Tras la reconquista musulmana en el siglo XV, los herederos de Fernando Medina la vendieron a la orden contemplativa Jerónima (San Jerónimo), que construyó un monasterio rural (con celdas y capilla) dependiente de San Isidoro del Campo en el pueblo vecino de Santiponce. 

Tras la desamortización de Mendizábal, la propiedad cambió de manos varias veces. 

En 1851 , la familia Vázquez adquirió las diversas parcelas que conforman El Esparragal y construyó (junto al monasterio) una suntuosa residencia y un imponente complejo rural, lo que permitió una agricultura y ganadería intensivas durante 120 años. Durante este período, existieron allí dos ganaderías de toros de lidia con cierto renombre. 

En 1967, la familia Marqués de "Casa Oriol" se convirtió en propietaria de esta finca de más de 3.000 hectáreas. Actualmente, es un complejo turístico y agrícola, donde solo pasta una manada de ganado vacuno de raza retinta. 

¡Este magnífico Cortijo es la primera parada en La ruta de los "tentaderos olvidados" de ganaderías históricas! 

Juan Vázquez Rodríguez (1835-1908) fue el primer criador de toros de lidia del Esparragal. Lo fue desde 1887 hasta 1893. El origen de su rebaño proviene directamente de la línea real (raza) Vistahermosa/Barbero de Utrera/Arias de Saavedra/Núñez de Prado

Esta ganadería obtuvo su antigüedad en Madrid el 29 de septiembre de 1887, durante una corrida mano a mano en la que el torero estrella Lagartijo le dio a Guerrita su alternativa. Dos toros destacaron esa tarde : "Casiano", que tomó nueve puyazos, y especialmente "Farolero", que acudió trece veces a los picadores.

En el salón taurino privado del cortijo están pintados todos los toros importantes de la ganadería con el relato de su lidia escrito detrás de cada cuadro (¡un tesoro de la historia del toreo)! 

La presentación de la ganadería a la Maestranza de Sevilla fue el 10 de julio del mismo año 1887 con una novillada picada. 

En uno de los patios del cortijo, destacan dos cabezas de toros lidiados en Jerez de la Frontera el 29 de abril de 1890. « Media Luna» y «Mojino» hicieron honor a su casta, recibiendo diecisiete y trece puyazoz respectivamente, y matando a ocho y siete caballos... 

Fueron sólo siete temporadas, pero la ganadería de JUAN VÁZQUEZ alcanzó un nivel altísimo disfrutando de muchos éxitos. 

Esta primera etapa triunfal terminó el 4 de febrero de 1893 con la venta de la ganadería completa a Don Álvaro Dávila y Ágreda, Marqués de Villamarta . Este trasladó las 365 cabezas de ganado a las tierras jerezanas de «La Cantina» y «La Tapa». Esto marcó el inicio de una gran aventura durante la cual este renombrado ganadero establecería el encaste fundamental de Villamarta que todavía existe.

Pero esa es otra historia ...

El hijo más joven de este Juan Vázquez primer ganadero del Esparragal y su esposa Amparo de Pablo Llorente (hija de Felipe de Pablo Romero, fundador de la ganadería homónima), Ignacio José Vázquez de Pablo (1876-1961), llevará las riendas de una segunda ganadería inscrita a la UCTL, de 1945 hasta su muerte en 1961 y anunciada VÁZQUEZ DE PABLO.

Esta ganadería se forma con animales de sangres Pablo Romero y Clemente Tassara. Su antigüedad en Madrid es del 18 de mayo de 1952 (Feria de San Isidro) donde Antonio Bienvenida otorga la alternativa a Pablo Lozano con Francisco Muñoz de testigo (que sustituía al anunciado Raúl Ochoa Rovira). 

Esta vacada, su suntuoso cortijo y su soberbia plaza de tienta serán escenario de numerosos actos festivos y taurinos donde la familia Vázquez demostrará su poderío territorial y económico.

El 9 de mayo de 1946 , para la inauguración de la nueva plaza del Esparragal , Conchita Cintrón , la "Diosa Rubia del Toreo", ofreció una alternativa complaciente a su amiga la Duquesa de Alba (Cayetana Fitz-James Stuart). El matador a cargo de la lidia de este festival fue Luis Fuentes Bejarano. Asistieron numerosos invitados de la alta sociedad sevillana, como el Duque de Alburquerque (primer prometido oficial de la Duquesa), así como los ganaderos Joaquín Murube y Antonio Miura.

Ese día se colocó un magnífico azulejo en la pared de la plaza de toros, que aún se conserva ochenta años después. Cabe destacar que la duquesa de Alba, aún soltera, aparece anunciada como Duquesita de Montoro.

Un año después, en mayo de 1947, podemos ver de nuevo, en un vídeo más abajo (https://www.facebook.com/watch/?v=1177580407079995), a la Duquesa de Alba actuando a caballo, ayudada a pie por la gran rejoneadora peruana Conchita Cintrón, a quien entonces se ve toreando con capote, algo que sólo podía hacer en privado ya que en aquella época una ley prohibía a las mujeres aparecer en público a pie!

Esta segunda aventura de bravos se termina en 1961 con la muerte del ganadero.

El suntuoso cortijo del Esparragal

Primera etapa de la ruta de los tentaderos olvidados ...

Presentación en Sevilla de Juan Vázquez

Las cabezas de "Medialuna" y "Mojino" de Juan Vázquez

La antigüedad de Juan Vázquez en Madrid

Numerosos éxitos de Juan Vázquez


El antiguo tentadero (solo queda medio ruedo)

Los salones (un tesoro de la historia taurina)

Par ver el vídeo, pinchar en : https://www.facebook.com/watch/?v=1177580407079995

El hierro de Ignacio Vázquez de Pablo
en el anuario de criadores de 1957


Ignacio Vázquez de Pablo entre la Duquesa de Alba y Conchita Cintrón

La antigüedad de la ganadería Ignacio Vázquez de Pablo.
San Isidro 1952.

Luís Fuentes Bejarano, el jefe de lidia

El ganadero Joaquín Murube

Conchita Cintrón de muleta

Las dos amazonas con el cortijo de fondo

Fin de tentadero

Tras las huellas de los tentaderos olvidados ...

El famoso azulejo