Fabrice Torrito, expert en Tauromachie, mayoral de l'élevage d'Albaserrada pendant quinze ans, nous fait partager son quotidien du campo andalou au contact de l'animal-roi, le taureau de combat
LA CERCA DE LOS FRANCESES est terminée et déjà utilisée pour les tests de sélection du bétail à MIRANDILLA.
Il est possible de financer en partie cet édifice en en devenant socio (co-propriétaire)!
Pour cela, il suffit d’acquérir un AZULEJO (faïence) peint à la main par un artisan céramiste du quartier de Triana qui utilise la véritable couleur bleue sévillane (azul) qui donne son nom à l’azulejo.
Cet azulejo personnalisé de 20 cm/15 cm est placé sur la façade principale des arènes et ce pour des … siècles!
Le tarif de l’action/azulejo est de :
50 € pour un particulier (ou sa famille), 100 € pour un club taurin 150 € pour une société privée
Le coût de création et fabrication de l’œuvre est inclus dans ce prix.
Une photo de l’azulejo placé vous sera envoyée par courrier électronique, ainsi qu'un reçu, mais le mieux est évidemment de venir le placer vous-même à Gerena.
Les membres du club taurin EL CAMPO DE VAUVERT et son Président ROBERT MATTONAI l'on fait cette année.
L'été touchait à sa fin. Pleine lune impressionnante sur Gerena. L'ambiance paraissait calme à Mirandilla et pourtant ...
Pleine lune sur Gerena (Photo de Joaquin Cid Leal)
Au petit matin, triste spectacle. Jarandillo, le numéro 10, un novillo fort et dominant, qui aurait du combattre la saison prochaine en corrida, a reçu la correction suprème de ses frères.
Jarandillo
Tous ont participé au meurtre, commandés par le meneur, Espartero le taureau le plus âgé (4 ans et demi) du groupe et son lieutenant Hachero.
Espartero, le meneur, cornes en sang
La preuve, les traces de sang sur leurs cornes! Hachero s'est même abîmé la pointe de sa corne droite en fourroyant dans les tripes du malheureux Jarandillo qui ne montrera jamais sa bravoure en arène.
La cinquième édition des journées au campo de l'association Torrito Afición aura lieu, comme le veut la tradition, en novembreà la Finca Mirandilla. Cette année, les dates retenues sontlundi 10 après-midi et mardi 11 matin.
Le programme complet sera dévoilé dans quelques semaines, mais les moments forts seront herradero (ferrade des veaux de l'année 2014),visite de la camada de novillos et toros pour 2015, tienta de vaches reproductrices et de machos (sélection d'étalons), capea pour les amateurs/toreros, assemblée générale de l'association, ... sans oublier la découverte de la gastronomie de Gerena.
Dans le programme de dimanche dernier dédié au village de Gerena, "Este es mi pueblo" sur la chaîne régionale andalouse Canal Sur, l'aspect tauromachique du village a été longuement abordé.
Notre ganadería Albaserrada y apparaît au travers de l'histoire de Laborioso grâcié à la Maestranza en 1965.
Rafael Cremades, Manuel Escribano, Rafael Astola et Enrique Romero à Mirandilla
Dans le cortijo/musée de la finca, Manuel Escribano et Enrique Romero (de l'émission "Toros para todos") ont préparé une surprise au présentateur du progamme, Rafael Cremades. En effet, ils ont invité le torero qui indulta Laborioso, Rafael Astola, qui est aussi le ... gendre de Cremades.
Voir la video sur Gerena en cliquant ci-dessous. Vous y reconnaîtrez des personnages comme Gregorio et ses chapeaux, Daniel Luque, Manuel Escribano, des bars, des monuments, le Palais de Santa Coloma/Albaserrada, La Calera, ...
Si vous ne voulez voir que le passage sur Mirandilla, cliquez de la minute 25'17 à la minute 26'37 et de la minute 32'28 à la minute 38'43.
Ce samedi 5 septembre, la coordination des clubs taurins nîmois a voulu rendre un hommage surprise à un personnage incontournable de l'afición, René Chavanieu, dit "Chacha", qui vient de fêter ses 90 ans.
Chacha offre la panier de naissance provençal à un neveu de Fabrice Torrito
Lors du traditionnel café-toro à l'Impérator, de nombreux aficionados ont tenu à exprimer au grand Chacha un hommage des plus mérités. A cette occasion René annonça qu'il réaliserait sa despedida lors de la corrida du dimanche de la prochaine féria des vendanges ...
Les clubs taurins nîmois lui ont offert à cette occasion un azulejo que lui-même posera sur la façade de la Cerca de los franceses lors des prochaines journées de Torrito Afición à Mirandilla en Novembre.
L'azulejo hommage
Ne pouvant être présent physiquement, j'ai exprimé dans cette video mon immense respect pour ce grand Monsieur sans qui je ne serais certainement pas où je suis ...
… on va le faire à l’ancienne. Mon vacher Chico étaitsûr de lui.
Lorsqu’on a affaire à un taureau récalcitrant, c’est LA
solution me dit-il.
Convaincu, je le laisse organiser sa tactique à
l’ancienne : fusil et gros sel.
Nous nous planquons avec Chico à l’endroit stratégique d’où
nous verrons Terrero poussé par Javi, l’autre vacher, passer par le portail
séparant les deux enclos.
L’idée est diaboliquement simple. Lorsque le taureau
dragueur s’approchera à quelques mètres de cette frontière, Chico, par derrière
lui administrera dans les pattes et les fesses deux rations de cartouches
bourrées de gros sel. Ainsi il comprendra qu’il ne doit plus passer cette
limite.
Evidemment, j’avais vérifié en accompagnant mon vacher
plusieurs fois à la chasse qu’il était un excellent tireur et donnait toujours
dans le mille.
La stratégie « à l’ancienne » a parfaitement
fonctionné comme on peut le vérifier sur la vidéo. Terrero, endolori et
effrayé par le bruit des deux détonations a piqué un sprint fulgurant et a
couru pendant dix bonnes minutes !
Il ne s’est effectivement plus approché de la clôture
pendant au moins … trois jours. Passé ce temps de réflexion, il repassait à
nouveau dans l’enclos interdit.
Je me résignais. Il avait définitivement gagné. Il était
plus fort que moi dans sa conviction amoureuse et rien, ni personne, ne lui
imposerait son lot de vaches. C’est lui qui décidait.
Puisqu’il voulait ces vaches-là et pas les autres, il ne me
restait plus qu’à changer les sementals d’enclos, laisser Terrero dans l’enclos
qu’il avait choisi et passer Elegido dans l’autre parc.
Mais Terrero, décidément extrêmement têtu, n’appréciait pas
cette situation non plus et revenait de temps en temps dans son
« cerrado » d’origine rejoindre Elegido et ses vaches. En fait, le
problème de Terrero c’est qu’il était terriblement jaloux de l’autre étalon et
n’acceptait d’aucune manière que ce dernier puisse courtiser une seule des
femelles présentes. Il s’agissait d’un véritable harcèlement
« macho ».
Terrero passait donc le reste de la période de reproduction
à passer d’un côté ou de l’autre de la clôture selon ses envies et ses humeurs.
Elegido n’avait droit lui qu’à la portion congrue des vaches …
Sur ses carnets, le mayoral se faisait une raison et couchait
que du 2 avril au 25 juin, ce sont deux reproducteurs qui couvraient les vaches.
Quand à établir la filiation correcte, deux techniques possibles : une
observation très fine de faciès à la naissance du veau (très aléatoire) ou une
étude génétique d’ADN (plus coûteux) .
L’histoire retiendra que dans les près de Mirandilla, un
nouveau semental avait sévi et serait le progéniteur d’une quarantaine de fils
et filles du millésime 2015. Son nom : TERREGIDO, l’assemblage nominatif
de TERRERO et ELEGIDO.