La saga taurine de la famille YBARRA débute avec JOSÉ MARÍA DE YBARRA y GUTTIÉREZ de CAVIEDES (1816-1878).
Originaire de Bilbao, grand homme d'affaires (mines, banques, compagnies maritimes, vins, ...) il tombre amoureux de l'Andalousie et de celle qui deviendra son épouse et la mère de ces huit enfants, tous des garçons, DOLORES GONZALEZ ALVAREZ.
Il s'installe définitivement à Sévilla et continue de faire prospérer les affaires familiales. Il crée notamment le négoce du caviar (esturgeons du Guadalquivir). Il est le promoteur de la première féria de Séville en 1847 et devient maire de la capitale andalouse.
![]() | ||||||||||||||
José-María de Ybarra y Guttierez de Caviedes
En 1884, c'est un de ses fils, EDUARDO YBARRA GONZALEZ qui achète la moitié du plus important élevage du moment, celui de DOÑA DOLORES MONJE, la veuve MURUBE. Cette ganadería unissait les sangs de JOSE ARIAS de SAAVEDRA et de PICAVEA de LESACA, du pur VISTAHERMOSA. L'achat se base sur 150 vaches, 30 añojos (1 an), 50 erales (2 ans) et 25 taureaux de 4 ans pour un montant de 350.000 pesetas.
Cet EDUARDO se marie avec GUADALUPE DE PABLO y LLORENTE, fille du futur créateur de l'encaste PABLO ROMERO et soeur d'AMPARO de PABLO Y LLORENTE qui fut l'épouse du JUAN VÁZQUEZ de l'ESPARRAGAL (https://lescarnetsdumayoral.blogspot.com/2026/01/tras-las-huellas-de-los-tentaderos.html) L'élevage va connaître une expansion importante. Le 8 avril 1885, la ganadería des frères YBARRA débute à Madrid. Au cartel LAGARTIJO, FRASCUELO et EL GALLO. La corrida plaît et une seconde est présentée en octobre de la même année au cours de laquelle est lidié le grand VALLEHERMOSO ("brave comme on n'en a pas vu d'autres de la saison et même depuis plusieurs saisons. Dur, puissant et noble"). Et que dire de VENCEDOR, un châtain obscur bragado (ventre blanc), bien armé, qui à Murcie le 8 septembre 1886 prit 14 piques, renversa 10 chevaux et en tua sept (tous les picadors à l'infirmerie sauf "EL CHUCHI")? Après la course du 12 juillet 1893 à Bayonne, le mayoral MORENO envoie a son patron le télégramme suivant : "JAVATO, huit piques, brave au dernier tiers. CARIÑOSO, brave en se grandissant, neuf piques, trois chevaux. FORTUNA, brave, neuf piques, un cheval avec bronca du public pour un défaut de vision. MURCIANO, arrogant, cinq piques, deux chevaux. Total chevaux morts, douze". On peut dire que ces taureaux d'YBARRA repésentaient la branche dure et encastée des VISTAHERMOSA.
C'est en 1904 que la famille se défait de la ganadería en vendant deux parts égales. Une première au Conte de SANTA COLOMA et l'autre à Fernando PARLADÉ. Ces lignées donneront via SANTA COLOMA : BUENDÍA, ALBASERRADA, SALTILLO, ... et TAMARÓN, GAMERO CÍVICO, PEDRAJAS, CONDE DE LA CORTE, DOMECQ, ATANASIO, NUÑEZ via PARLADÉ. On peut donc avancer que 80 % des taureaux actuels proviennent d'YBARRA! ![]()
Le fer "Y" originel, a changé de mains à plusieurs reprises : GAMERO CÍVICO, GUARDIOLA FANTONI, GUARDIOLA SOTO, FELIX HERNÁNDEZ, EL SERRANO et dans l'actualité COUTO DE FORNILLOS (via SANTA TERESA). La famille YBARRA continue de gérer de très nombreuses activités indistrielles, dont la principale est l'alimentation. Qui n'a pas eu sur sa table du riz, de la mayonnaise, de l'huile d'olives, du jambon ou du sel marqués du célèbre "Y" ?
|
























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire