mardi 27 septembre 2011

Mirandilla antaño

Desde el patio del Palacio Santa Coloma/Albaserrada en Gerena, los vaqueros, garrochas en mano, estan preparados para llevar a la parada de cabestros a por una corrida de toros pastando todavía en Mirandilla.


Luego, serán días, semanas o meses, caminando por las veredas reales, tragando polvo y cantando penas y alegrias por las noches alrededor de la candela.

No falta el control de la autoridad, con el teniente de la guardía civil, detrás de los bueyes, con el tricornio oficial, charlando con el supuesto ganadero y el vaquero/buyero, a la izquierda de la foto, con la honda intimidadora en la mano derecha.

Clicar 2 veces en la foto para ver los detalles.

mardi 20 septembre 2011

Un crocodile chez les taureaux




Bien qu'actuellement Montpelliérain, René Girard représente un des symboles les plus forts de la grande équipe de foot du Nîmes-Olympique. Que d'intenses souvenirs que cette époque hélas révolue ...


Les matchs dans le mythique stade Jean-Bouin où les plus grandes formations venaient s'y produire la peur au ventre. Combien de fois n'a-t-on d'ailleurs comparé ce stade à une arène en ébullition et les joueurs nîmois à de fougueux taureaux de combat?


Le recevoir à Mirandilla a été pour moi un réel bonheur. Quelle émotion de l'écouter se remémorer les moments forts de sa carrière dont cette sacrée demie-finale de la coupe du monde 1982, à ... Séville, où tous les français amateurs de ballon rond ont appris à haïr une certaine nation et surtout un de ses cerbères!


En bon vauverdois, son amour pour le taureau est évidente et je peux témoigner que sa simplicité n'a d'égale que la bravoure qu'il démontrait sur les terrains.

jeudi 15 septembre 2011

Sauver le semental Bandera

Bandera vient de souffrir dans ses chairs l'implacable sauvagerie de la loi de sélection naturelle chez les taureaux de combat.

Bandera n'est pas n'importe quel étalon. On l'a surnommé le semental du renouveau pour ce qu'il représente de différent dans l'orientation génétique de la ganadería du Marquis d'Albaserrada depuis deux ans. Sang Pedrajas et des cornes, beaucoup de cornes!

Dans l'enclos des six sementals, actuellement en période de repos, en attendant la nouvelle période de reproduction l'hiver prochain, la rage a frappé, la violence a cogné, la méchanceté a percuté.

Une lutte d'une violence inouïe a laissé Bandera pour le compte! Pouquoi se sont-ils acharnés sur lui? Eux-seuls le savent, mais le mayoral a bien son idée. Une telle noblesse chez un taureau ne peut que créer des jalousies. Et si Bandera a une qualité, c'est bien la noblesse. Ceux qui ont eu la chance de l'approcher au campo peuvent en témoigner.

Lacéré de coups de cornes, couché sans même pouvoir se lever, le regard perdu, on le trouve en fait ce matin-là aux portes de la mort. On appelle ça recevoir une grosse raclée. S'il est encore en vie c'est que les sementals, par sécurité, ont les pointes de leurs cornes arrondies.

Vétérinaire, antibiotiques, anti-inflammatoire, vitamines, ...

Après quelques jours de soins, Bandera se lève, n'a plus de fièvre, mais il reste en piteux état et ses yeux dégagent une tristesse énorme. S'est formé un énorme abcès sur son flanc droit certainement causée par une fracture de côte et des coups de cornes internes ont dû contusionner son système digestif, lui provoquant une diarrhée liquide intense qui l'a vidé, lui faisant perdre une centaine de kilos.

A base de salvado, son de blé, et de paille, son alimentation de diette devrait lui redonner de l'appétit et solidifier ses selles, synonyme évident d'une amélioration de sa santé.




Sauver le semental Bandera!





Bandera au temps de sa splendeur (photo Campos y ruedos)

lundi 12 septembre 2011

La première herbe




Un bel orage d'été (près de 25 litres de pluie au m2) et la dehesa reverdit. Oh, pas suffisamment pour que les bêtes broutent, mais cela fait du bien au campo. Plus de poussière, moins de parasites et les retenues d'eau remplies à nouveau. Magnifique duvet vert qui rend la dehesa plus allègre à la vue. Même les taureaux apprécient : leur regard est indéniablement plus joyeux.

dimanche 28 août 2011

Mirandilla antaño ...

Toros de Albaserrada bebiendo en el río Guadiamar bajo la vigilancía campera y elegante del vaquero.




Sin vallas, sin chumberas, sin domingueros pero con la serenidad intemporal necesaria.




¡Que tiempos aquellos!

mercredi 24 août 2011

Expresiones taurinas : "HACER NOVILLOS"



Charlando con un profesor del Instituto de Gerena, hablábamos de los chavales que tuvo de alumnos y que querían ser toreros. La lista era amplia, siendo Gerena una verdadera cantera taurina. Los hermanos Campuzano (los pequeños Manolo y Javier), Antonio Manuel Punta, Manuel Escribano, Daniel Luque, el actual novillero Miguel León y el becerrista Calerito. Y muchísimos más que no llegaron del todo en el lugar soñado pero que intentar sí lo intentaron. Y sin olvidar a los banderilleros, picadores, mozos de espadas, ayudas, … que también forman parte del gremio del toreo.




Obra de Enrique Aznalfarache



Me confirmó que era muy difícil motivar en estudiar a un chaval que tiene los toros en la mente. Siendo este profesor muy aficionado a la cultura taurina, tuvo que cerrar muchas veces los ojos y mostrarse muy comprensivo. Pero su ética profesional le forzaba a visitar a menudo a los padres de las criaturas para avisarles de un abandono descarado de estudios.¡Sobre todo, tenía la obligación de descargar su responsabilidad cuando el aprendiz torero faltaba a clase, o mejor dicho hacía novillos! HACER NOVILLOS*.


Aquí tenemos otra expresión muy taurina que se utiliza en el habla de todos los días. No me resisto a imaginar que el origen de este dicho viene de cuando los maletillas se introducen en las fincas ganaderas y torean a campo abierto becerras, vacas y algunas veces (muy pocas) novillos o toros, burlando a vaqueros y mayorales.
Es una forma muy poética de decir que en vez de estar donde debería estar : estudiando en su aula, está el chaval toreando en la dehesa, engañando a padres, profesores y hombres de campo, satisfaciendo su sueño de pegar unos cuantos capotazos o muletazos a una vaca vieja o a un novillo de desecho.


* en français, cette expression équivaut à “Faire l’école buissonnière”


mardi 23 août 2011

Traumatisme




Texte extrait de l'ouvrage de Fabrice Torrito "TORO, cinq années de mystère, cinq-mille ans de culte".


Création de Stéphanie Torrito, illustrant cet ouvrage.



Après neuf mois d’une existence en parfaite osmose, à peine séparée par les moments de jeux et de nutrition, le veau est sevré de sa mère. C’est la dure loi imposée par l’homme. La vache est un animal dit “de ventre” et elle doit être disponible pour la prochaine gestation.


Après une dure journée de labeur passée à séparer les cent cinquante couples veaux/vaches de l’année, les vachers savent que la nuit va être agitée. Dans un corral, patientent les mères que l’on garde pour vacciner le lendemain. Dans un autre enclos, s’énervent les veaux. C’est la première nuit qu’ils passent éloignés de leurs génétrices. Le choc est rude.


On a pourtant prévu des lieux espacés, mais rien n’y fait. Le traumatisme de séparation d’un enfant et de sa mère est une règle universelle de la nature. La nuit entière est une symphonie de mugissements et de plaintes. Les vachers ne fermeront pas l’œil de la nuit. Aucun des deux êtres n’acceptent cet injuste déchirement. Au petit matin, il est inévitable de retrouver des veaux à nouveau réunis avec leurs mères. Inversement, des vaches ont retrouvé leurs fils. Clôtures, barbelés, électricité et murs de pierres ne suffisent pas à éviter que la nature reprenne ses droits de fidélité. On a connu le cas de retrouvailles malgré plusieurs kilomètres de séparation.


Après la ferrade, le vétérinaire effectue la filiation. Il vérifie ainsi que le veau est bien le fils de la mère déclarée. La preuve irréfutable est celle de l’allaitement.
Spectacle grandiose. On relâche le veau sur le lot de vaches. Encore sous l’effet de la douleur du fer, une course éperdue et rageuse le jette sous les pis de sa mère. Pour quelques heures supplémentaires de félicité le couple est reformé. La mère, habituée, fait en sorte qu’il oublie la vexation qu’il vient de subir.